Le Voyage Itinérant: Colmar - Aix-en-Provence 

Du dimanche 14 au dimanche 21 juillet 2013

André, Christophe, Didier, Fabien, Georges, Jean-Marie, Laure, Loïc, Régis, Serge.

La vidéo du voyage (36 mn)

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Les photos du voyage sont disponible en 2 versions.

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Lundi 22 juillet: retour au calme

Voici les 10 participants en action, de G à D & de haut en bas: 
André, & Christophe, 
Didier & Fabien, 
Georges & Jean-Marie, 
Laure & Loïc, 
Régis & Serge.



Dimanche 21 juillet: 7ème & dernière étape, Mollans/Ouvèze-Aix, 153km

Ce matin réveil au chant des oiseaux dans le paisible village de Mollans, à la fois nostalgiques que ce soit la dernière étape et heureux de retrouver nos proches dans quelques heures.
Laure a décidé de conduire le camion suiveur jusqu'à Sault et Georges va faire le circuit court. les 8 autres se dirigent sur Malaucène pour escalader le Mont Ventoux avec un très beau temps déjà chaud pour ce début d'étape.
Meilleur temps pour l'escalade: 1h31mn.
Nous nous retrouvons tous à 12h à Sault pour prendre une collation et prenons la route du retour par Javon. Jean-Luc Servaux est venu à notre rencontre et nous le retrouvons à St-Saturnin.
Malgré les km avalés la montée du Pointu est très rapide de même que celle de Rognes. Nous terminons plus relax et trouvons la route mouillée à Puyricard. Nos vélos en seront quitte pour un bon nettoyage.
Nous terminons notre périple à 17h, heureux de cette semaine magnifique et avec déjà des idées pour l'an prochain!!!


Dans le petit matin le Mont-Ventoux nous attend. 

La traditionnelle photo au sommet du Mont Ventoux

Sur la route du retour

Samedi 20 juillet: 6ème étape Corps-Mollans/Ouvèze, 145km - 26 km/h - 1700m.

Etape du jour entre un village que personne ne connait vers un autre que personne ne connait non plus. Alors pour situer nous sommes partis du nord de Gap pour arriver au pied du Ventoux. Le géant de Provence  nous le gravirons demain. Etape très chaude, assez vallonnée avec un col pas très dur mais de quand même une vingtaine de kilomètres dès le départ. Les paysages sont de grande qualité comme les personnages, tout est donc réuni pour faire une belle étape. Nous déjeunons dans la Drôme à Orpierre avant l'ascension du col du Perty. Hélas, en plus d'assiettes très copieusement garnies de gratins de pomme de terre, charcuterie et fromage (plus quelques feuilles de salade pour faire passer) certains ont la mauvaise idée de commander des diabolo menthe. Et peu après c'est le drame dans le col, la menthe du diabolo ne passe pas, d'où des ascensions parfois un peu poussives ! Mais au sommet du col ça va déjà mieux, le géant chauve se dévoile dans le lointain. Longue descente dans la vallée, c'est très confortable de terminer une étape par une quarantaine de kilomètres en douceur. Tout se termine à l'hôtel et même dans la piscine par un débriefing sur l'ensemble du voyage qui touche déjà à sa fin, alors que nous avons l'impression d'être partis hier.


le groupe au col de Perty (Drôme), déjà emprunté lors de sorties spéciales.

Vendredi 19 juillet: 5ème étape St Jean de Maurienne- Corps 121km

Attaque du col de la Croix de fer par la cohorte des Rugissants d'un côté, attaque du col du Glandon par le peloton du Tour de France de l'autre. Comme nous montons un "chouia" moins vite, nous partons légèrement plus tôt pour profiter du spectacle. Evidemment ce fut une rencontre au sommet, au sommet du col du Glandon pour être précis. Les plus polis (c'est à dire nous) laissent passer les plus pros, avec acclamations en plus. Pour eux comme pour nous c'est le premier col de la journée, mais eux vont en faire 6 ! Ensuite descente du Glandon dans le dense trafic cycliste plus voitures et camping-car des amateurs du Tour. Malheureusement sous la pluie et dans la circulation donc au ralenti...
Arrêt sandwich au pied et on repart sous des trombes d'eau du côté du Bourg d'Oisans puis du col d'Ornon. Du coup pour la première fois le camion d'assistance ne contient pas un, ni deux mais trois "chauffeurs", c'est à dire les 3 places disponibles. Descente après le col d'Ornon dans le Valbonnais, la route est barrée vers Corps car la moitié de la chaussée est partie suite à un orage violent sans doute. Les vélos se glissent sur ce qui reste d'asphalte, le camion lui ne passe pas et fait le détour. Arrivée à Corps, repas tardif mais pantagruélique, demain les routes seront un peu moins escarpées mais les estomacs un peu lourds. 


Le groupetto dans la Croix-de-Fer juste au dessous de St-Sorlin-d'Arves, encore au sec... 

Jeudi 18 juillet: 4ème étape Annecy-St Jean de Maurienne, 170km - 20,5km/h - 3900m (version longue).

Aujourd’hui la grosse étape, plus de 8 heures de vélo pour venir à bout de 3 cols, dont deux hors catégorie. Départ matinal par temps gris le long du lac d’Annecy sur une belle piste cyclable qui nous mène jusqu’au bout du lac puis au pied du premier col (Tamié). Un col pas trop difficile pour débuter mais très joli, d’aucuns diraient bucolique… On bascule sur Albertville et on se retrouve rapidement au pied du col de la Madeleine.

Madeleine de Proust pour certains qui se souviennent avoir usé leurs culottes courtes (de vélo) sur ses pentes. Une Madeleine un peu bourrative avec de forts pourcentages et une longue montée de plus de vingt kilomètres. Bref une madeleine un peu sèche diront certains. Au sommet le ciel est d’encre mais il ne pleut pas, cependant ça s’annonce moins évident pour la montée du Glandon. Le peloton se scinde en deux, André, Didier, Fabien, Georges et Loïc partent pour le grand parcours, les autres pour l’hôtel à St Jean de Maurienne et le réconfort d’une existence plus paisible.

La météo reste correcte (à part quelques gouttes) dans le dernier col dont les pentes sont au-delà de 10% très souvent et surtout dans les 5 derniers kilomètres. Georges et André franchissent en pleine forme, Didier est déjà passé, puis Fabien et Loïc. Petite côte de 2,5 km pour gagner du Glandon le sommet de la Croix de fer et on se jette avec gourmandise dans la dernière descente. Fabien et Georges tutoient les 80 km/h, et moi je tutoie Fabien et Georges...

Rude mais rudement belle étape ! 


Le quatuor des guerriers au col du Glandon.

Mercredi 17 juillet: 3ème étape Lac de St Point-Annecy, 160km - 27,5 km/h - 1700m

Du Jura aux Alpes: étape globalement descendante avec de belles côtes tout de même.

Peu à peu les distances augmentent : aujourd’hui près de 160 km, en bordure de lac de Saint-Point pour commencer, ça détend toujours. Nous traversons le plateau jurassien et des petites routes peu fréquentées dans un environnement très apaisant pour l’esprit, malgré l’effort.

Georges a endossé le rôle de directeur sportif pour la journée et nous coache depuis le camion. L’itinéraire étant compliqué cela facilite grandement la « navigation ». Les troupes sont bien affûtées et le rythme est bon. Certes le col de la Faucille (mais sans le marteau) ne sera pas abordé par son versant le plus difficile mais il sera l’occasion de se tirer un peu la bourre entre « collègues », ça entretient l’amitié. Basculement dans une descente fort pentue avec panorama sur le Lac Léman. La Suisse est à quelques kilomètres mais personne n’est venu avec sa valise de billets à planquer ! A Gex pose repas (ne cherchez pas la contrepèterie, y’en a pas.)

Nous reprenons en longeant le Jura direction Annecy par une petite route bien sympathique Le final lui sera plus pénible avec une grosse fréquentation d’étranges véhicules à quatre roues motorisés (personnellement je trouve qu’avec 2 et sans moteur, c’est largement suffisant).

Crevaison de Laure sans doute pour se faire remarquer car cette fille accumule les kilomètres sans jamais montrer de signe de fatigue ! Aussitôt un paquet de garçons empressés pour réparer. Étrangement quand c’est un garçon qui crève il n’y a pas une cohorte de belles blondes qui viennent le secourir, non mais là je crois que je pars dans mes délires personnels …

On aborde le final pour rejoindre Annecy dans la circulation, l’hôtel est situé sur les hauteurs histoire de préparer l’étape de demain sans doute. Ce soir nous mangerons beaucoup comme tous les soirs, non en prévision de l’étape de demain mais plutôt parce que la concurrence est vive aussi dans ce domaine et la surenchère jamais bien loin.

Oui demain c’est la grosse étape de la semaine avec pour l’option longue que tout le monde semble parti pour faire (sauf météo pourrie) près de 170 km et 3 cols : un petit Tamié, une grosse Madeleine, et un Glandon corsé où il ne faudra pas glander pour éviter les orages car après 3 jours de grand beau temps, la météo s’annonce beaucoup plus compliquée… 


Route bucolique dans le pays de Gex entre Jura & Alpes.

Mardi 16 juillet: 2ème étape Belfort-lac de St Point, 141 km - 27 km/h - 1480 m.

Aujourd'hui, étape globalement montante: on est parti de 370m pour arriver à 880m.
Une entrée en matière entre champs de maïs et petits vallonnements pour quitter Belfort et contourner Montbéliard. Nous traversons notamment le village de Méroux et la c'est toujours un peu l'angoisse. En effet il y a toujours le risque que le peloton à Méroux pète... Mais bon tout se passe bien, cependant le peloton Rugissants continue à avoir des difficultés avec la couleur des feux et applique un code couleur bien à lui: vert on passe, orange on se presse de passer pour ne pas déranger et rouge ça se tente dès fois que ça passerait. Mais bon... tout se passe bien ! Avant Maîche une belle longue côte où chacun allume la sienne de mèche. Premier changement de chauffeur et on poursuit vent arrière et soleil radieux jusqu'à Morteau. Repas sur le pouce avec une saucisse locale pour les connaisseurs qui se fichent un peu de la diététique du sportif (c'est à dire au moins 75 % des effectifs.) Ensuite le groupe s'enfonce au cœur du Jura pour rejoindre Pontarlier par une petite route charmante et une longue montée entre Les Gras (c'est pas nous !) et les Alliés. Descente à bloc sur Pontarlier sur des routes bien droites entre pâturages et forêts. Ne reste plus qu'à se faufiler dans le défilé de la Cluse & Mijoux bordée de chaque côté par des forteresses sur des éperons rocheux puis une dizaine de bornes encore avant l'apparition fort agréable d'une belle étendue d'eau: le Lac de Saint-Point. Hôtel au bord du lac, piscine, le réconfort du sportif est garanti. 


Morteau est vue

Lundi 15 juillet: 1ère étape Colmar-Belfort, 126km - 24.7km/h - 2100m 

Belle journée assez chaude entre cols et ballon (d’Alsace). Un départ de l’hôtel à 8h30 vers Munster et le col de la Schlucht long mais peu difficile, route bordée de sapins jusqu’au sommet, escaladée tranquillement par la troupe. Le sommet ne l’est pas tout à fait car nous continuons sur la route des crêtes vers le Hohneck, route bordée de pâturages et avec de beaux points vues sur les vallées, tantôt côté alsacien, tantôt côté lorrain, avant d’entamer une belle descente. Deux petits cols histoire de conforter le palmarès des participants déjà bien étoffé, puis nous voilà au pied de la grosse difficulté du jour : le ballon d’Alsace. Un très sonore « cling » dans la descente n’augure rien de bon, en effet c’est un rayon de la roue arrière de Didier qui a cassé et volé jusqu’à proximité du casque de Laure, experte en esquive. Donc pour Didier, c’est « adieu veaux, vaches, ballon… » 

Nous montons le ballon et ses pourcentages réguliers et finalement assez difficiles (7% de moyenne sur 9 km) et au sommet envoyons un conducteur rechercher Didier et son vélo dans la plaine. Du coup on a le temps de lézarder au café au sommet du col, puis Didier change de roue et de patins de freins et repart avec nous. La descente rapide et belle nous emmène rapidement au pied du lion de Belfort (qui n'a pas rugi pendant notre halte). Reste plus qu’à faire quelques kilomètres pour rejoindre l’hôtel. Au menu de l’hôtel Campanile des buffets, autant dire qu’ils ne vont pas rentrer dans leur frais avec dix cyclistes affamés. 


Le groupe devant le lion de Belfort. 


Lundi 15 juillet 8h30: c'est le départ!


On pause devant l'hôtel & la porte de Turckheim.

Dimanche 14 juillet: tirage au sort des séquences de conduite du camion-suiveur:
  1. Didier
  2. Christophe
  3. Serge
  4. Régis
  5. André
  6. Jean-Marie
  7. Laure
  8. Georges
  9. Fabien
  10. Loïc

Dimanche 14 juillet: la course avant la course...

Duel entre un TGV et un camion: d'un côté un TGV, vitesse de pointe 317 km/h et 8 Rugissants à bord, de l'autre un camion, 10 vélos, une montagne de bagages, 130 km/h de vitesse de pointe sauf dans les côtes et 2 Rugissants à bord. Les pronostics allaient bon train, mais peu pronostiquaient une victoire du camion Ucar affrété par la société à but non lucratif des Rugissants contre le TGV spécial affrété par la Royal Deluxe Corporation of the Rugissants. Mais grâce à un départ matinal, à une bonne prise de relais entre Fabien & Loïc (le plus dur c'est de ne pas relâcher le pied de la pédale d'accélérateur lors du changement de quart) à un ravitaillement express, les humbles camionneurs furent à Turckheim, près de Colmar, avant les nobles Tégévistes. Vous connaissez la fable du lièvre et de la tortue...
Les cigognes étaient au rendez-vous et le beau temps aussi.





Samedi 13 juillet: derniers préparatifs

Le matin à 8h30, départ pour une petite sortie de 2h de la piscine, 
A 18h chargement du camion-suiveur, ici une vue du camion en cours de chargement:



Jeudi 11 juillet: le programme du samedi 13 juillet, veille du départ.

8h30: RV à Aix-piscine pour une sortie relax de 2 heures environ.

18h:  RV au domicile de Didier.
Chargement du camion suiveur (mettre le vélo dans une housse)
Distribution des polos spécial voyage

19h30: repas au Hot Brass.

Jeudi 11 juillet: Loïc est nommé chroniqueur officiel du voyage Colmar-Aix 2013.

On connaissait ses prestations de cameraman-commentateur lors des voyages précédents: le briefing pour la montée de l'Alpe d'Huez reste dans toutes les mémoires.
Ses commentaires des dernières sorties spéciales nous ont mis en appétit.
Son compte rendu ci-dessous le consacre définitivement: on ne peut pas laisser un tel talent inexploité!
Loïc, la plume est à toi!

Lundi 9 juillet: compte rendu d'étape consensuel à usage multiple selon Loïc

            Nous sommes à quelques jours du départ, fin prêts et les cols qui égrèneront notre parcours ne doivent pas être fiers à l’heure qu’il est ! C’est une lutte âpre et de tous les instants contre les kilomètres, nos frères d’armes, les difficultés, voire peut-être les éléments hostiles mais dans un esprit sain de franche camaraderie vélocipédique qui sied si bien à notre groupe. 

            A chaque étape nous rédigerons un compte rendu des événements du jour pour informer la communauté rugissante et le reste du monde de notre périple. Dans cette optique, il ne faudrait pas qu’un mot déplacé vienne ternir une si belle amitié. J’ai donc pensé rédiger un compte rendu d’étape consensuel et agréable à lire pour tous,  voici ce que je vous propose pour approbation. 

L’étape du jour : le résumé 

Dix petits cyclistes : 

            « C’est après un petit déjeuner copieux que nos dix cyclistes enfourchèrent fièrement leur bicyclette, fins prêts pour s’élancer dans les difficultés d’une longue étape qui allait s’avérer riche en rebondissements.

            Après une sortie de ville conviviale sauf avec certains automobilistes un peu pointilleux sur la répartition de la chaussée et un petit échauffement de quelques kilomètres sur des routes bucoliques et par une température de saison (sans préciser laquelle), les premières rampes de l’ascension matinale furent une formalité pour un peloton groupé et pas encore prêt à en découdre. Une petite crevaison fut l’occasion de noter la cohésion remarquable du groupe, certains excellents pour démonter le pneu, d’autres pour le rechaper si nécessaire avec un chewing-gum et un peu de colle, d’autres pour fournir la cartouche qui va bien, d’autres des conseils sur ce qu’il aurait fallu faire qui font toujours plaisir, bref ce fut l’affaire de quelques minutes.

            La descente ne permit pas d’évolution majeure et on ne déplora guère qu’un tout droit sans gravité qui se termina dans l’herbe grasse et accueillante d’un fossé bien entretenu (pour ne pas vexer la DDE qui fait un travail formidable).

            Le deuxième col s’annonçait comme hors catégorie et assez redouté. Aussi le cinquième du peloton s’arrêta à son pied pour consommer une tarte aux myrtilles afin de se faire un dernier plaisir avant le drame… La conséquence de ce geste un peu cavalier et défiant toutes les convenances c’est que le quatrième, le deuxième, le septième et j’en passe, sans prévenir outre mesure, partirent rejoindre le cinquième à la chasse aux myrtilles. Seul le dernier (donc le dixième, suivez s’il vous plait !) qui était déjà un peu « aux fraises » dans cette étape, jugea inutile d’en rajouter dans les fruits rouges.

            Nos dix cyclistes redémarrèrent avec enthousiasme pour rouler gaîment vers l’ascension majeure de la journée. Le temps passe différemment selon la perception qu’on en a mais le chronomètre lui est sans pitié. Je ne vous mentirai pas en disant que le premier tint son rang et franchit le sommet en tête suivi assez logiquement pas le second et le troisième qui se voyait déjà second mais sut finalement rester à sa place. Dans l’ascension il y eu une lutte féroce entre le quatrième et le cinquième mais avec esprit chevaleresque. Le moins chargé… en myrtilles passa d’un cheveu devant l’autre au sommet. Il y eu un long temps de latence avant de voir surgir le sixième. Le septième bien qu’ayant (cela reste à confirmer) mis un temps pied à terre pour une cause technique mal élucidée, effectua une formidable remontée pour conforter au sommet sa septième place. Le huitième fut égal à lui-même. Le neuvième marqua un peu le pas, une méforme certainement passagère. Le dernier n’en finit pas moins avec une honorable  dixième place.

            La descente fut menée tambours battants pour attaquer après une courte transition et un second ravitaillement la montée finale du parcours. Ce sont des troupes dans un bon état de fraîcheur qui… consommèrent pain, beurre et charcuterie locale, pizzas quatre fromages, fromages onctueux, pâtisseries crémeuses voir pour les plus gourmands quelques sangliers entiers car la montagne ça creuse ! Le tout arrosé de bière à volonté où de petits crus de vins locaux dont vous me direz des nouvelles. Doit-on y chercher l’explication de certaines défaillances qui ne pouvaient être dues à la fringale ? Serait-ce les pourcentages élevés des dernières rampes d’un col hors catégorie ? Faut-on y voir la panique devant le risque de rater l’étape du Tour par une arrivée trop tardive à l’hôtel ? On se perd en conjectures mais les performances dans le dernier col furent tout simplement… ahurissantes. Des vélos grincèrent à chaque tour de manivelle d’où le nouveau proverbe  proclamé en 2013 après J.C par un Rugissant : « Veni, vidi, Ricci ! »

            Il y eut des jurons que nous ne pouvons reproduire, certains accusèrent les sangliers jugés un peu lourd, d’autres devinrent silencieux ce qui n’est pas normal, des silencieux retracèrent à leur collègue cycliste l’ensemble de leur vie ce qui n’est pas normal non plus, beaucoup s’insurgèrent contre ces cadences infernales, mais au bout du compte je vous le dis : à l’étape, après deux heures d’étirement, un trempage des cuisses et du reste dans une eau tiède, un massage prolongé, un repas avec pâtes à volonté (sans oublier le gruyère sinon y’en a qui pourraient s’énerver !), un briefing sur les difficultés du lendemain bien supérieures à celles du jour, une nuit de repos, ce sont dix guerriers prêts à en découdre qui se réveillèrent pour une nouvelle belle journée de vélo !  

            A noter pendant la nuit un bruit comme une détonation, qui pouvait laisser penser que les dix petits cyclistes ne seraient plus que neuf le lendemain… Renseignement pris ce n’était qu’une chute de… vélo dans la chambre. Oui il y en a qui l’aime tellement leur bécane qu’ils dorment avec. » 

Alors ça vous va comme compte rendu ?

Loïc


Lundi 9 juillet: trousse de premier secours

Michel, Rugissants, motard & pharmacien à Puyricard nous offre la trousse de 1er secours pour notre voyage. Merci Michel.
(Que des produits autorisés, pour ceux qui douteraient)

Dimanche 7 juillet: le dernier week-end avant le départ

Samedi matin à 7h30 il y avait 12 partant pour le 120km avec la montée de la Sainte-Beaume. Sergio n'a pas pu faire le parcours ayant cassé son câble de dérailleur AR à La Bouilladisse.
Dimanche matin à 7h00 aussi 12 partant pour le 150km avalé à plus de 30km/h de moyenne, nous étions en haut de St-Canadet à 11h45.

Nous sommes prêt! (enfin on le croit)


Jeudi 4 juillet: la répartition des séquence de conduite du camion-suiveur

Voici en attaché - lien ci-dessous - le document simplifié du voyage (profils seulement) qui donne la répartition de la conduite du camion suiveur entre les 10 Rugissants. Le voyage est divisé en 20 séquences : 3 par étape sauf la dernière avec 2 seulement.

Les changements de chauffeur sont synchronisées avec les pauses: café vers 10h et collation vers 12h30. Les pauses sont prévues en haut des cols, le chauffeur pourra donc descendre tout ou partie du col pour le remonter avec le groupe.

Chaque séquence est numérotée de 1 à 10. Le numéro de chacun sera tiré au sort le dimanche soir 14 juillet pendant le repas. 

Sur l’ensemble du voyage chacun aura 2 séquences de conduite d’environ 2h. 

Exemple : celui qui a tiré le N°3 terminera la 1ère étape à partir du Ballon d’Alsace et ensuite commencera la 5ème à St-Jean-de-Maurienne jusqu’au col du Glandon. 

Ensuite libre à chacun d’échanger ses séquences… s’il trouve preneur… 

Bonne route à tous, au guidon ou au volant. 


Jeudi 4 juillet: les polos du voyage sont arrivés

Distribution le samedi soir 13 juillet à 18h.
Avant si vous passez par Venelles.












Jeudi 4 juillet: vérification du matériel

On roule encore beaucoup ce week-end avec 2 sorties prévues : 120km samedi & 150km dimanche.

Vérifier une dernière fois son vélo avant le grand départ :

Les pneus : pas d’usure visible, pas de coupures.
Les roues : pas de voilage, pas de jeu. 
La chaîne : moins de 4000km, nettoyer l’ensemble chaîne, cassette, dérailleur si besoin.
 Les réglages de dérailleur : tout passe facilement.
Les patins de frein : loin de l’usure, bien réglés.Un coup de chiffon pour partir avec un vélo bien propre.
Mettre une cassette de montagne, il y aura quelques cols… 

Préparer un minimum de matériel 

2 chambres à air, éventuellement un pneu de rechange.
Aussi éventuellement une pompe à pied.
 
Comme les années précédentes Georges prendra de l’outillage de maintenance. 

Prévoir son ravitaillement de route 

Ses barres de céréale favorites,
Boissons énergétiques,
Eau gazeuse,
Autre…

Mercredi 3 juillet: ultime réunion du comité d'organisation, le message de Fabien:

Alors qu'il ne reste qu'une dizaine de jours avant le voyage, il est temps de se plonger dans les détails de l'organisation suite à la dernière réunion du comité d'organisation.
Bonne nouvelle, nous n'avons pas rajouté de cols au parcours, même après un coup de rouge !
Moins bonne nouvelle, il va falloir sortir le chéquier afin d'anticiper les prochains frais :

  • location du véhicule avec l'essence et les péages,
  • l'hébergement avec la demi-pension lorsque celle-ci est comprise,
  • les pauses café du matin.

Ces deux derniers postes seront ainsi réglés en une seule fois par une seule personne, ce qui sera plus pratique au quotidien, plus facile à gérer en termes de comptabilité et plus rapide.En revanche, les collations du midi ainsi que les repas lorsqu'il n'y a pas demi-pension seront réglés individuellement vu que le coût pourra varier d'une personne à l'autre (certains mangent plus de chouquettes au chocolat que d'autres que voulez vous!).

Pour ceux qui sont dans une chambre single (Régis-Didier-Laure-Georges) --> 560 €

Pour ceux qui sont dans une chambre twin (Serge/Christophe-André/Jean-Marie-Fabien/Loïc) --> 360 €

Merci de me régler au plus vite pour pouvoir encaisser le chèque avant le voyage en me le faisant passer si vous roulez dimanche ou en me l'envoyant avant mardi 9 juillet à l'adresse envoyée par mail.

Pour le reste de l'organisation :

  • quelqu'un aurait-il la possibilité de porter un GPS pour mettre dans le camion ?
  • il sera indispensable que chacun ai son téléphone portable avec le numéro de tout le monde (ceux-ci vous seront communiqués dans un prochain mail afin de les rentrer dans vos téléphones),
  • comme déjà évoqué, les étapes sont divisés en trois, chacun conduira donc deux fois le camion (sauf si certains veulent conduire le camion alors que ce n'est pas leur tour) et l'ordre sera établi au préalable par tirage au sort,

nous nous retrouverons tous chez Didier le samedi 13 à partir de 18h pour remplir le camion, l'idée de manger tous ensemble le samedi soir a été évoqué. Le lendemain, RDV à la gare TGV d'Aix, départ à 8h29 (chacun y va par ses propres moyens). L'arrivée est prévue à Colmar à 14h01 (changement à Mulhouse).    



Présentation

Loïc, bien supporté par Didier P, Fabien, Georges & Serge, nous a concocté un parcours de haute volée entre Alsace & Provence.

Au menu traversée des 4 massifs des Vosges, du Jura, des Alpes et du Ventoux en 7 étapes et 960 km. 

Le parcours empruntera quelques lieux mythiques du cyclisme:
  • Le Ballon d'Alsace par le côté historique de 1905 avec une nouvelle fois un petit challenge à relever.

  • Le Col de la Madeleine par le côté Nord.

  • Le col de la Croix-de-Fer côté Maurienne. 

  • Le Mont-Ventoux pour finir en apothéose...
On n'oubliera pas de faire honneurs aux fromages typiques des régions traversée: Munster, Morbier, Reblochon, Beaufort, ... sans oublier la saucisse de Morteau (La tarte aux myrtilles et les profiteroles ne sont pas pour autant exclues).

Ce parcours nous fera parcourir environ 960 km pour 16000 m de dénivelé.



Organisation

Ce périple s'organise en voyage itinérant avec voiture suiveuse. la conduite de la voiture se fera par les participants à tour de rôle par tiers de chaque étape.

L'aller à Colmar se fera par TGV au départ d'Aix-en-Provence TGV le dimanche 14 juillet. La voiture suiveuse montera par la route avec les vélos et les bagages.
L’hôtel est à Turckheim, charmant village alsacien à la banlieue de Colmar.

Lé départ de chaque étape est prévu à 8h00 et l'arrivée à l'hôtel vers 16h pour avoir le temps de se relaxer, de récupérer et de voir le tour à la télé pour ceux qui ne seront pas saturés de vélo.
A chaque étape il y aura une pause-café vers 10h & une pause-collation vers 13h.

Les villes-étape: 

  • Colmar - Belfort - Lac de St-Point (Pontarlier) - Annecy - St-Jean-de-Maurienne - Corps - Mollans-sur-Ouvèze  - Aix-en-Provence.
L'hébergement 
  • Hôtel type 2 étoiles, chambre simple ou twin selon souhait. 
  • Repas du soir au restaurant. 

Pour voir facilement toutes les étapes sur openrunner: utiliser rechercher un parcours avec le mot-clé VR2013.


Le Parcours

Dimanche 14 - arrivée à Colmar

Départ Aix-TGV à 8h30, arrivée à la gare de Colmar à 14h. Petite visite du centre de Colmar avant de rejoindre l'hôtel.

Hébergement: Hôtel des Vosges à Turckheim.

Lundi 15 - étape 1: Colmar - Belfort, 124km - 2210m

Cette première étape traversera le massif des Vosges avec le col de la Schlucht (1138m), le col de Bramont (956m), le col de Bussang (731m - source de la Moselle) et le ballon d'Alsace (1173m). 
Après le col de la Schlucht nous prendrons la route des crêtes sur une dizaine de kilomètres en passant au pied du Hohneck, l'un des sommets des Vosges. Puis nous rejoindrons la vallée de la Thur. Au col de Bussang nous descendrons par l'ancienne route pour passer devant la source de la Moselle.
A St Maurice-sur-Moselle nous escaladerons le ballon d'Alsace par le côté historique. Un petit challenge vous y attend: pourrez-vous monter à 20 km/h de moyenne comme le fit René Pottier en 1906? 
Pour finir nous traverserons la ville de Belfort pour saluer son célèbre Lion.


Col de la Schlucht - km 33: Pause café & changement de chauffeur.
Le ballon d'Alsace - km 88: collation & changement de chauffeur.

Mardi 16 - étape 2: Belfort - lac de Saint-Point, 144km - 1580m

Cette étape parcourra la partie Nord du Jura jusqu'au lac de saint-Point. Nous éviterons les zones très industrialisées de Montbéliard-Sochaux-Edincourt pour aller rejoindre la vallée du Doubs que nous suivrons jusqu'à St-Hippolyte. la seule vraie côte du jour nous ammènera sur les plateaux du jura et par des routes bucoliques nous arriverons à Morteau et sa célèbre saucisse puis à Pontarlier. Nous irons voir le célèbre château de Joux puis nous terminerons sur les bords du lac de Saint-Point alimenté par le Doubs.

Voir le parcours


Maîche - km 68: Pause café & changement de chauffeur.
Morteau - Km 97: collation & changement de chauffeur.

Mercredi 17 - étape 3: Lac de Saint-Point - Annecy, 156km - 1750m

Nous continuerons notre traversée du Jura en rejoignant la haute vallée du Doubs & Mouthe, surnommée la Petite Sibérie (-41°C en 1985, même en juillet il peut geler!). On accélérera pour rejoindre au plus vite Les Rousses et la frontière Suisse puis le col de la Faucille (1320m).
Après la descente du col nous traverserons le Pays de Gex au pied du Jura pour aller traverser le Rhône au Pont Carnot (1874) près du défilé de l’Écluse et de son fort. Ce pont porte le nom de son concepteur Sadi Carnot, plus connu pour son accession à la présidence de la république en 1887. 
cette longue étape se terminera par les collines entre Salève & Vuache pour rejoindre Annecy & son lac.


Morez-Morbier - km 47: Pause café & changement de chauffeur.
Vulbens - km 121: collation & changement de chauffeur.

Jeudi 18 - étape 4: Annecy - Saint-Jean-de-Maurienne, 124km - 2480m. variante 168km - 4100m.

C'est l'étape-reine de cette édition. La version courte (126km) propose un échauffement avec le col de Tamié (907m) et le plat de résistance avec le col de la Madeleine (1993m) réputé pour sa difficulté.

Pour ceux qui ne seront pas rassasiés ils pourront prendre fromage + dessert avec le col du Glandon (1999m), lui aussi très difficile. La Croix-de-fer (2064m) servira simplement à rebasculer côté Maurienne. 

Voir le parcours - version courte

Voir le parcours - version longue

Col de Tamié - km 41: Pause café & changement de chauffeur.
Col de la Madeleine - km 96: collation & changement de chauffeur.

Vendredi 19 - étape 5: Saint-Jean-de-Maurienne - Corps, 120km - 3270m.

2ème étape alpestre avec encore un très beau col, celui de la Croix de Fer (2064m) qui monte par paliers. Son final à partir de Saint-Sorlin-d'Arves est particulièrement impressionnant .
Nous prendrons quelques minutes pour voir passer le Tour qui passe par le col du Glandon.
Nous emprunterons ensuite les routes de l'an dernier mais en sens inverse avec le col d'Ornon (1367m) et la vallée de Valbonnais.


Route du col du Glandon - km 31: Pause café & changement de chauffeur.
Col d'Ornon - km 77: collation & changement de chauffeur.

Samedi 20 - étape 6: Corps - Mollans-sur-Ouvèze, 143km - 1810m.

Cette étape va nous ramener en Provence en traversant le massif du Dévoluy.
Nous longerons d'abord le lac artificiel de Sautet sur le Drac et entrerons dans le Dévoluy par le défilé de la Souloise et escaladerons le col de Festre (1441m). Une longue partie globalement descendante nous amènera au pied du col de Perty (1302m) déjà escaladé lors de sorties spéciales (notamment en 2010 et 2012 par chaque versant) qui nous fait passer dans la vallée de l'Ouvèze que nous suivrons jusqu'à Mollans-sur-Ouvèze.


Veynes - km 42: Pause café & changement de chauffeur.
Orpierre - km 82: collation & changement de chauffeur.

Dimanche 21 - étape 7: Mollans-sur-Ouvèze - Aix-en-Provence, 154km - 2560m. (version courte 130km, 1600m)

Mollans-sur-Ouvèze est située juste au Nord du Mont-Ventoux. Difficile de résister à l'appel, le parcours nous le fera escalader côté Malaucène.
Nous descendrons sur Sault, lieu de rencontre avec le circuit court pour ceux qui ne souhaiterons pas monter le Ventoux.
Le retour s'effectuera par Javon & St-Saturnin-les-Apt puis le Pointu & Rognes.

Nous serons tous content de rallier Aix-en-Provence après ce magnifique périple de 960km.



Sault - km 60 (version Ventoux) ou km 35 (version directe): collation & changement de chauffeur.
Lourmarin - km 114 ou 90: ravitaillement eau.

Récapitulatif

  • Au total nous parcourrons 965 km pour un dénivelé de 15 600 m.
  • Les plus téméraires pourront parcourir 1009 km & 17 280 m de dénivelé.
  • Pour faire moins difficile on parcourra 940 km mais avec 14 700 m de dénivelé.

Un peu d'histoire cycliste autour de notre parcours

Le col de La Schlucht - 1139m

Remplaçant un sentier de chasseurs la première route carrossable a été crée dans les années 1850 par une initiative privée de la famille Hartmann qui a quand même fait inaugurer cette route par Napoléon III. En 1907 un tramway électrique & à crémaillère y fut installé.

le col fut emprunté par le Tour pour la première fois en 1931. Il est classé en 2e catégorie et ne fut jamais un lieu stratégique. 

Nous le monterons côté Munster (18km) avec une pente assez régulière de 5% environ.

Le Ballon d'Alsace - 1171m

La route, qui existe depuis Lois XV, culmine à 1171m et le ballon à 1247m. Le panorama est grandiose, notamment sur les Alpes Bernoises et jusqu'au Mont-Blanc.

Nous monterons par le côté "historique" de 9 km à 7% emprunté par le Tour dès 1905. C'est l'ascension exceptionnelle de René Pottier en 1906 qui resta dans les annales. Sur un vélo mono-vitesse avec un développement de 4,50m (environ 39x19) il monta à 20 km/h et relégua le second à 4mn30 pour terminer premier de l'étape à Dijon (250 km de là!) avec 48 mn d'avance. Une borne à son effigie marque cet exploit. Le Tour a depuis régulièrement emprunté ce col.

Qui sera capable de battre cette performance? Le challenge est posé...

Le lac de Saint-Point

La seconde étape de transition entre Vosges & Jura noua amènera au lac de Saint-Point, charmant lieu de villégiature qui a reçu une fois le Tour en 1994 (victoire de Abdoujaparov).

Les Rousses

Petite station touristique, les Rousses a été ville-étape du tour qui est aussi passé par cette côte plusieurs autres fois.

Col de la Faucille - 1323m

C'est le col le plus connu du Jura, emprunté de très nombreuses fois par le Tour dès 1911. Le côté le plus difficile, que nous descendrons, est celui de Gex classé 2e catégorie. 

Il domine le pays de Gex où Voltaire passa 20 ans de sa vie, le lac Léman & Genève.

Annecy

Régulièrement fréquentée par le critérium du Dauphine, Annecy sera cette année ville-étape du tour pour une étape de 125 km entre Annecy & le Semnoz qui domine la ville. Nous on se contentera de suivre les  berges de son magnifique lac.

Col de Tamié - 907m

Ce petit col situé dans le massif des Bauges tout près d'Albertville est régulièrement emprunté par le Tour (classé 3e catégorie) qui l'escaladera cette année. 

Col de la Madeleine - 1993m

Ce col, connu depuis l'époque romaine, ne servait qu'aux bergers puis occasionnellement aux militaires (notamment l'Armée des Alpes en 1792) jusqu'à ce qu'une route empierrée fut construite en 1939 et complètement revue en 1949. Elle a été goudronnée seulement en 1969 pour le Tour qui l'escalada pour la première fois. Il est depuis l'une des grandes difficultés régulièrement proposée aux coureurs du tour, comme cette année qui enchaîne Glandon - Madeleine en début d'étape. Col fétiche de Richard Virenque qui passa en tête 3 années de suite (record). Classé Hors catégorie, nous le monterons par le versant nord aux pentes irrégulières avec un dénivelé de 1530 m.

Col du Glandon 1924m

La route a été ouverte en 1898, le tour de France l'emprunta dès 1947 par la montée côté nord, classée hors catégorie, particulièrement difficile avec un dénivelé de 1440 m.

Saint-Jean-de-Maurienne - 592m

Un petit mot pour cette petite ville, capitale de la vallée où fut inventé la production de l'aluminium par électrolyse , le célèbre couteau Opinel et dont la cathédrale renferme 3 doigts de Jean-baptiste, ceux-là même qui ont baptisé le Christ...

Col de la Croix-de-Fer - 2064m

C'est probablement le plus connu des cols de la Maurienne avec le Galibier, son altitude dépasse la barre des 2000m. La route date de 1912. Il s'agit d'un très long col de plus de 30 km avec des descentes, des tunnels et des pentes difficiles particulièrement après le village de Saint-Sorlin-d'Arves sur une route étroite et impressionnante. le paysage est superbe. Classé hors catégorie, le dénivelé est de 1472m.
Le tour y est passé pour la première fois en 1947 en enfilade après le Glandon. La première ascension complète eut lieu l'année suivante durant l'étape Briançon - Aix-les-Bains qui se déroula avec des condition météo dantesques, le Galibier a été passé dans une tempête de neige, la route de la première partie du col de la Croix-de-Fer était couverte de boue et le reste de l'étape par la Chartreuse s'est couru sous une pluie glaciale.
Le col fut le théâtre d'une bataille Bartali-Bobet pour le maillot jaune qui a tourné à l'avantage de Bartali dans la Chartreuse.
A noter que Bartali était équipé du 1er dérailleur (à baguettes) crée par Campagnolo et Bobet d'un dérailleur Simplex, alors 1er producteur mondial.

Col d'Ornon - 1367m

Ce col relie la vallée de la Romanche au Valbonnais. Nous l'avons emprunté l'an dernier dans l'autre sens. Le Tour l'a emprunté 6 fois, la première en 1966, cette année sera la 7ème fois. Il est classé 2e catégorie, ascension côté Nord de 637m en 10km.
Si l'histoire cycliste ne laisse que peu de souvenirs, ce site au une importance géologique reconnue des spécialistes (la faille du col d'Ornon).

Cols du Festre - 1442m

Situé dans les Hautes-Alpes au sud du massif du Dévoluy. Certains ont pu l'emprunté lors de cyclosportives à Gap. Le Tour ne l'a emprunté que 2 fois, la dernière en 1982. Pascal Simon est passé en tête pour aller gagner à Orcières-Merlette.

Col  de Perty -1302m

Déjà emprunté lors de nos sorties spéciales en Drôme, ce col présente une ascension régulière de 8,7 km pour un dénivelé de 475m. Il est fréquenté régulièrement par le Tour depuis 1958 dans des étapes d'approche des Alpes.

le Mont Ventoux - 1911m

Classé en réserve de biosphère de l'UNESCO et en site NATURA 2000, le Mont-Ventoux est un monument à plusieurs titres, il a même abrité des ours bruns & des chamois. On y a aussi fabriqué de la glace pendant plusieurs siècles.
La première ascension pédestre relatée date de 1336, les premiers touristes viennent contempler la vue magnifique dès 1783. Le premier observatoire est installé en 1882, la route est ouverte en 1885. Aussitôt les cyclistes s'élancent sur ces pentes qui vont devenir mythiques.
En 1902 un cyclotouriste affirme être monté en 3 h 1/2 alors qu'il faut 7 h en voiture ... En 1908 ce temps descend à 2 h 29.
Il faudra attendre 1951 pour que la légende commence avec le 1er passage du Tour, monté côté Malaucène. Ce sera la selle fois de ce côté, il a été ensuite gravi par Bédoin qui deviendra l'ascension mythique. 
On se souvient notamment du malaise du grand Eddy Merckx, du décès de Tom Simpson, de l'exploit de Jean-François Bernard, des victoire de Raymond Poulidor, Eddy Merckx, Charly Gaul (1h02), Bernard Thévenet, Richard Virenque et d'autres que l'on essaiera peut-être d'oublier...
Cette année encore le Tour arrivera au sommet le 14 juillet en montant bien sûr par Bédoin.

Nous, nous le monterons Côté Malaucène: 21,2km pour 1535m de dénivelé. 

Col du Pointu - 499m

A part les exploits des Rugissants, rien à dire, le Tour n'y est jamais passé.